Notre ville a connu plusieurs appellations
au cours de son établissement et de son développement.
D’abord appelé Petit Cap, puis Sainte-Anne, Sainte-Anne-de-Beaupré
est érigée civilement par un édit du
Roi le 3 mars 1722. Par ailleurs, dès le début
de son existence, l’endroit est marqué par une
forte activité religieuse qui mènera à
la construction d’une basilique dédiée
à sainte Anne, patronne de tout le Québec, et
dirigée depuis 1895 par les Pères Rédemptoristes.
Le développement du territoire est dû
en partie aux touristes qui viendront de plus en plus nombreux
faire leurs dévotions à sainte Anne. L’agriculture
et la coupe du bois sont également un moteur d’expansion.
Des villageois s’établissent d’ailleurs
plus au nord de Sainte-Anne-de-Beaupré pour y exploiter
la forêt. Cela mène à la création
d’une municipalité scolaire en 1831, la municipalité
des Crans, qui fermera vers la moitié du XXe siècle.
Les pèlerins
changent rapidement le paysage du village. Si, au milieu
du XIXe siècle ce sont les bateaux à vapeur
qui assurent leur transport jusqu’au village, il
se fait cependant tranquillement supplanté par
l’arrivée d’un concurrent, le chemin
de fer (1889), qui prend la relève avec le train
de la bonne sainte Anne, puis avec le petit train électrique
de sainte Anne. Par ailleurs, les hôtels se multiplient
pendant la première moitié du XXe siècle
afin de soutenir cette affluence.
En 1855, les municipalités sont
définitivement créées au Québec
et Sainte-Anne de Beaupré n’échappe pas
à ce remaniement. Le territoire est toutefois divisé
en deux conseils de ville : la municipalité de paroisse
et la municipalité de village. Celles-ci se réunissent
officiellement le 16 janvier 1973 pour former une seule entité,
la ville de Sainte-Anne-de-Beaupré
Les armoiries
de la Ville de Sainte-Anne-de-Beaupré ont été
faites en collaboration avec le Collège Canadien
des Armoiries et des autorités religieuses et
civiles de Sainte-Anne-de-Beaupré, en particulier
du Révérend Père Léopold
Desgagnés, C. SS. R, curé de la paroisse
de Sainte-Anne.
Le pal chef des armoiries de Sainte-Anne est
composé de deux parties unies en une seule, soit le
chef (partie supérieure de l’écu) et le
pal (partie verticale rejoignant le chef). Cette pièce
héraldique symbolise la rivière Sainte-Anne
et la rivière aux Chiens, limites de la municipalité
de Sainte-Anne-de-Beaupré. Le chef pal est engrêlé
pour indiquer que cette pièce est un symbole des deux
rivières citées plus haut. Elle est bleue parce
que à l’origine du pélérinage de
Sainte-Anne, la légende veut que des marins en danger
de périr sur la mer démontée, aient abordé
au lieu où s’élève actuellement
la majestueuse basilique dédiée à sainte
Anne et aient promis d’ériger un sanctuaire à
la gloire de la mère de la Vierge. La première
chapelle, contruite en 1658, aurait été l’accomplissement
du vœu des marins.
Le bleu est encore la couleur des armes de
la France et c’est sous le règne des Louis que
Sainte-Anne-de-Beaupré devint un lieu de pélérinage
et «une terre de miracles».
Le bras bénissant, symbolise la grande relique de la
bonne Sainte-Anne que possède la basilique. Cette précieuse
relique est une partie de l’avant bras de la Sainte.
La leçon de la messe de la fête de Sainte-Anne
est empruntée aux Proverbes 31, 10-31 : «Elle
tend le bras aux malheureux – elle présente la
main à l’indigent.»
La couronne d’or à la place d’honneur
des armoiries rappelle que la statue miraculeuse de Sainte-Anne
fut couronnée en 1887. Le pape Pie IX, le 07 mai 1876,
lui a décerné le titre de patronne de la province
ecclésiastique et civile de Québec.
De plus, elle représente la couronne
de gloire dont est parée l’aieule du Christ-Sauveur.
Saint-André de Crète écrivait : «Après
l’avoir obtenue par ses prières, elle a enfanté
celle qui d’une manière innéfable, a donné
au monde un Dieu visible aux hommes et vivant au milieu d’eux…
Oui heureuse et trois fois heureuse, ô vous qui, comblée
des dons de Dieu, nous avez donné cette humble Marie
dont le grand nom est digne de toute louange et de tout honneur,
et de laquelle est sorti le Christ, la Fleur de la vie.»
Les deux sapins verts symbolisent l’industrie
du bois et l’or, qui forme le champ du blason, symbolise
la prospérité qu’apporte cette industrie.
Les deux gerbes de blé symbolisent l’agriculture,
autre puissante industrie qui va de pair avec celle du bois.
La belle devise «Signa
Faciens in Terra» se traduit par : «Faisant sa
marque sur terre» et nous a été fournie
par le Révérand Père Léopold Desgagnés,
C. SS. R., Père curé de la paroisse.
Note : toutes les recherches, la composition
et la réalisation des Armoiries de Sainte-Anne-de-Beaupré
ont été faites aux bureaux et ateliers du
Collège Canadien des Armoiries à Montréal,
Canada.